Brésil

16/06/2010 20:20

 

De Paris, la dauphine de Lula se projette sur la scène internationale

Dilma Rousseff a profité du Mondial pour se projeter sur la scène internationale. C'est à Paris que la dauphine du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, candidate désignée du Parti des travailleurs (PT, gauche) à l'élection présidentielle (dont le premier tour est fixé au 3 octobre), a regardé le premier match de l'équipe du Brésil, mardi 15 juin. Elle était vêtue du maillot 'auriverde' (vert et jaune) de la Seleçao.Lire la suite l'article

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Mercredi, son programme a été plus protocolaire : Mme Rousseff s'est entretenue avec la secrétaire nationale du Parti socialiste, Martine Aubry, et avec le président de la République, Nicolas Sarkozy.

A 62 ans, cette ancienne ministre, à la tête du cabinet présidentiel, ne s'est jamais soumise à l'épreuve du suffrage universel. Son principal atout est l'immense popularité de son mentor, qui finit son second mandat avec l'approbation de 80 % des Brésiliens. Pourtant, cette femme de caractère refuse de se considérer la simple continuatrice du président Lula.

'Le Brésil vit un moment très spécial, nous pouvons passer de la condition de pays émergent à celui de nation développée', explique-t-elle dans un entretien au Monde. Cela suppose de maintenir au cours de la prochaine présidence (2011-2014) un taux de croissance de 5,5 % à 6 % par an.

'BONUS DÉMOGRAPHIQUE'

Le gouvernement Lula est parvenu à réduire le nombre de pauvres de 77 à 53 millions. Mais 19 millions de Brésiliens survivent encore dans des conditions d'extrême pauvreté et 34 autres millions vivent dans la précarité. 'Le Brésil doit continuer à élargir sa classe moyenne, devenue majoritaire', affirme Mme Rousseff.

A son avis, le pays bénéficie d'un 'bonus démographique', puisque la majorité de sa population (193 millions) est en âge de travailler. En huit ans, 14 millions d'emplois ont été créées. Désormais, le défi est de se doter d'un enseignement de qualité. 'L'intégration des régions pauvres du Nordeste et du Nord exige une main d'oeuvre plus qualifiée, il faudrait une école technique dans chaque ville de plus de 50 000 habitants', plaide la candidate. Le gouvernement sortant a doublé le nombre d'écoles techniques existantes et créé quatorze universités. 

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