Europe

30/01/2010 18:11

Hillary Clinton a voulu, vendredi 29 janvier, détromper ceux qui pensent que l'administration Obama, accaparée par d'autres dossiers internationaux, ne s'intéresse pas beaucoup à l'Europe ni à la France. En visite bilatérale à Paris, la secrétaire d'Etat américaine a annoncé, dans un discours prononcé à l'Ecole militaire, le réengagement des Etats-Unis pour 'former, consolider, et préserver' la 'sécurité en Europe'.

Au sein de l'OTAN, un nouveau concept stratégique est en préparation. En 2009, le 'redémarrage' des relations entre Washington et Moscou avait rendu nerveux certains alliés, qui craignaient que des accords soient conclus derrière leur dos. Paris est pour sa part engagé dans des discussions politico-militaires avec Moscou.

'La Russie n'est plus un adversaire, mais un partenaire, sur des dossiers mondiaux essentiels', constate Mme Clinton. Avant d'énoncer des 'principes-clés' pour les Etats-Unis : la défense de 'la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les Etats', le droit d'une nation à 'choisir ses alliés '. Car 'au XXe siècle, les échecs [sur ce plan] ont conduit à de grandes souffrances en Europe ', a rappelé Mme Clinton.

'TRANSPARENCE'

La 'sécurité en Europe' doit être 'indivisible' et bénéficier à tous les Etats, qu'ils soient membres ou non de l'OTAN ou de l'Union européenne (UE). 'Il n'y a pas plusieurs Europe, il n'y en a qu'une. C'est une Europe qui inclut les Etats-Unis en tant que partenaire. C'est une Europe qui inclut la Russie ', a dit Mme Clinton, rejetant ainsi toute logique russe de sphère d'influence, mais aussi, toute tentation d'isoler la Russie.

Les Etats-Unis 'maintiendront un soutien infaillible' à l'article 5 du traité de l'OTAN, qui fonde la solidarité entre alliés en cas d'attaque contre l'un d'entre eux. Un geste jugé rassurant pour les pays d'Europe centrale.

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