Moyen-Orient
18/11/2009 18:26
La vieille al-Qaida n'est plus. Au moins 40% de ses dirigeants de 2001 ont été soit capturés soit tués. Et les nouveaux ne s'en sortent pas mieux: depuis 2008, 11 des 20 personnages les plus recherchés du réseau ont été mis hors service. Les dirigeants intermédiaires ont en outre quasi tous disparu, la plupart ont été tués dans des attaques de drones. Ce qu'il reste: probablement une coquille vide, représentée par des figures-clés isolées comme Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri, eux-mêmes entourés par un noyau de nouveaux venus, des jihadistes hyper-motivés. D'ici peu, l'Occident pourrait être en mesure de pointer son canon sur la tempe d'al-Qaida. Lui faudra-t-il presser la détente ?
Pour comprendre ce dilemme, un peu en théorie des réseaux... Al-Qaida est un groupe aux liens souples, ses membres interagissent entre eux comme on le fait sur Twitter ou Facebook. Comme sur ces plateformes, les membres d'al-Qaida se contactent de façon irrégulière. Et comme dans les réseaux commerciaux, le groupe terroriste est construit autour d'échanges
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