Russie

02/03/2010 11:18

En février 2003, Jacques Chirac accueillait Vladimir Poutine en grande pompe en France pour arrimer la Russie à la position française sur l'Irak. Sept ans plus tard, c'est sur le dossier de l'Iran et de son programme nucléaire que Nicolas Sarkozy veut sceller un front commun à l'ONU avec la Russie, à l'occasion de la visite d'Etat de trois jours du président Dmitri Medvedev, reçu à l'Elysée lundi 1er mars.

Le chef de l'Etat assortit sa diplomatie russe d'un spectaculaire volet de coopération en matière d'armement et de dialogue politico-militaire, qui complique ses relations avec plusieurs alliés, un an après son retour dans les structures militaires intégrées de l'OTAN et dix-huit mois après l'intervention militaire russe en Géorgie.

Nicolas Sarkozy a annoncé que la France et la Russie étaient, 'à partir d'aujourd'hui, en négociations exclusives' pour la fourniture de 'quatre' navires militaires français de type Mistral.

Paris avait jusque-là fait connaître son accord pour la livraison d'un seul de ces batiments de projection et de commandement (BPC). M. Sarkozy souhaite que deux de ces navires soient construits à Saint-Nazaire.

Devant la presse, le président français a établi un lien entre la vente du Mistral et la recherche d'une coopération russe sur le dossier iranien : 'On ne peut pas dire le matin 'Ah je vous fais confiance, votons une résolution au Conseil de sécurité', et le soir 'Non, non, je ne vous vends pas le BPC'.'

Le président Medvedev, qui en est à sa troisième rencontre en France avec M. Sarkozy, après celles d'Evian en octobre 2008 et de Nice en novembre 2008 (sommet Union européenne-Russie) a salué dans cette annonce un 'symbole de confiance'. Il a envoyé un signal positif au sujet de l'Iran, confirmant un tournant russe qui avait commencé à s'esquisser à l'automne 2009.

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