Suisse

27/11/2009 20:19

 

Roman Polanski restera au moins jusqu'à lundi prochain dans sa prison de la banlieue de Zurich, le temps de remplir toutes les conditions de son assignation à résidence, a annoncé vendredi l'Office fédéral de la justice (OFJ) suisse.

 

Le porte-parole du ministère Folco Galli n'a pas donné davantage de précisions. Mais le cinéaste franco-polonais de 76 ans doit verser une caution de 4,5 millions de francs suisses (environ 3 millions d'euros), remettre ses papiers d'identité et être équipé d'un bracelet électronique.

Mercredi dernier, le Tribunal pénal fédéral (TPF) a accepté la mise en liberté sous caution. Roman Polanski, détenu depuis deux mois dans une prison suisse, sera assigné à résidence dans son chalet de Gstaad, station de ski huppée.

Le ministère n'a pas encore décidé s'il allait extrader le cinéaste vers les Etats-Unis.

Roman Polanski est recherché par la justice américaine pour avoir eu des relations sexuelles avec une fille de 13 ans il y a 31 ans.

Il a été arrêté le 26 septembre dernier à l'aéroport de Zurich, alors qu'il s'apprêtait à se rendre à un festival de cinéma, et placé en détention provisoire en vue de son extradition. Cette mesure fait suite à un mandat d'arrêt international lancé par les Etats-Unis après la fuite en Europe du réalisateur, qui avait plaidé coupable de relations sexuelles avec une mineure en 1977. La demande formelle d'extradition a été transmise le 22 octobre dernier par l'ambassade des Etats-Unis à Berne.

Un ancien prisonnier de la prison de Winterthur, à 26km au nord-est de Zurich, a donné des indications sur les conditions de détention du réalisateur qui était, a-t-il dit, dans une cellule proche de la sienne. D'après Yussi Akram, Roman Polanski bénéficiait d'un traitement de faveur. "Par exemple, il pouvait téléphoner régulièrement à sa femme et à ses avocats", a-t-il déclaré à la station locale Radio Top.

Selon ses dires, le cinéaste discutait fréquemment avec les gardiens, leur demandant notamment leurs origines. Il était tenu à l'écart des autres détenus et pouvait appuyer sur un bouton d'appel d'urgence s'il avait besoin de quelque chose, a rapporté Yussi Akram. D'après lui, la voix de Roman Polanski trahissait une grande fatigue.

Les autorités pénitentiaires de Zurich et la prison de Winterthur se sont refusé à tout commentaire. AP

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