Venezuela

02/03/2010 11:48

Des soupçons «inacceptables». Le Venezuela a rejeté lundi les accusations de la justice espagnole, selon lesquelles il aurait aidé à l'instauration de liens entre l'organisation indépendantiste basque ETA et la guérilla colombienne des Farc.  Le président colombien Alvaro Uribe, le 18 avril 2009 à Port of Spain

Six membres de l'ETA et sept des Forces armée révolutionnaires colombiennes (Farc) ont pourtant été inculpés lundi par un juge espagnol pour avoir échangé des formations militaires et préparé des assassinats de personnalités colombiennes en Espagne, dont l'actuel président Alvaro Uribe.

L'enquête a «mis en évidence la coopération gouvernementale vénézuélienne à la collaboration illicite entre les Farc et l'ETA», qui remonte à 1999, a déclaré le juge dans son acte d'accusation.

Demandes d'explications de Zapatero

«Le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela a pris connaissance par voie de presse de l'acte d'accusation émis par un juge espagnol dans lequel figurent des remarques inacceptables de nature politique et guidées par des motivations politiques sur le gouvernement vénézuélien», a fait savoir dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères vénézuélien.

Ce texte faisait suite aux demandes d'explications lancée par Madrid: «Nous sommes dans l'attente de cette explication (...) et en fonction de cette explication, le gouvernement espagnol agira», avait ainsi déclaré le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.

Le président Uribe a pour sa part invité «à la prudence, et à voir par la voie diplomatique ce qu'il en est». Son ministre des Affaires étrangères Jaime Bermudez va contacter l'ambassadeur colombien en Espagne.

Projets d'attentats en Espagne

Selon le juge Eloy Velasco, de l'Audience nationale, principale instance pénale espagnole, les Farc ont demandé à l'ETA de collaborer à des projets d'attentats en Espagne contre des personnalités colombiennes.

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